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Drip

HD video & audio stéréo

Une introspection, avec pour support une plante sous une perfusion, mène à des flashs.
Comment nous définissent ce que nous créons et matérialisons autour de nous ? Couleurs, engagements, formes, néologismes, sexualités, modi operandi, obsessions.
Créer notre boîte au lieu s'y contorsionner. Ou toutes les écraser, soigneusement.

Direction artistique, musique originale, performance, texte : Cara Arndt

DURÉE 30'00 ANNÉE 2017

Drip

HD video & audio stéréo

Cetraria Islandica

support audio

Grave intersect regularity, disrupted extremes connected in a multiple layers structure, soundwaves extracted from sonic dust, soft yet resilient.

DURÉE 09'12 ANNÉE 2017

Cetraria Islandica

support audio

Porträten tvō

support audio

Après Porträten, Porträten tvō est un second livre, une seconde série de portraits-vignette.
Six nouveaux portraits lesbiens. Et un marque-page de sang coagulé.
Servies en gelée, en négatif, en cupcake, en couleurs exacerbées, phosphorescentes, en reflets, démultipliées, ou traçant inlassablement un chemin.

Êtes-vous dépeinte dans Porträten ?

DURÉE 12’15 ANNÉE 2015

Porträten tvō

support audio

Dominances

petit ensemble

Cette pièce traite-t-elle de rapports de classes, de sexes, d’identités, de races, de cultures, d’orientations, d’humain/animal, de gélatine/agar-agar… ou de tout cela à la fois ?
Une chose est sûre, ce qui est forte ne deviendra pas fort, ce qui est piano ne sera pas caractérisé par la discrétion. Dans cette pièce où la nuance maximale est d’ailleurs le piano, l’ “histoire” – pour peu que le passé proche puisse être réécrit – se construit dans l’infra.
L’essentiel n’est pas là.

DURÉE 6’30 ANNÉE 2015

Dominances

petit ensemble

Laster

support audio

La toute dernière occurence ou apparition. Un fardeau ou une pesanteur.

(Partie d’un projet collectif autour du cirque, sans cirque.)

DURÉE 5’ ANNÉE 2015

Laster

support audio

Porträten

support audio

Un album de six portraits lesbiens sous forme de fugaces vignettes intimes. Et un intercalaire de sang séché. Présentés sans glaçage, dissemblables, ces profils sont retracés ou pudiquement esquivés, mis en regard ou accolés. Punchlines, gentiane, facettes, regards, éthanol, acide ascorbique, ambiguïtés, cyprine, plasma, perceptions, multiplicité, sensations, traits.

Etes-vous dépeinte dans Porträten ?

DURÉE 12’19 ANNÉE 2014

Porträten

support audio

Avec la brume, je pourrais tomber.

support audio

Vagues de souvenirs emboîtés, relents d'imminence morts-né… Frêle position face au désir d'abandon par l'abandon forcé du désir.
En hommage à Marguerite Duras dans le cadre du projet collectif "Hurler sans bruit".

DURÉE 3' ANNÉE 2014

Avec la brume, je pourrais tomber.

support audio

Inflexions

voix de femme et percussion, mixte

Dans une froideur sceptique et circonvenant la narration, Inflexions joue sur l’émotion faussée, la protection déniée, les masques présumés, dans un contrôle équilibré entre le ressenti et l’observation du ressenti, chez soi comme chez l’autre.
Infléchissant les attentes, anticipant la probabilité de sa propre surprise, projetant, colorant de sens l’apparente banalité.
Tout se répète, se transforme, se complète et s’enchevêtre perpétuellement. Les trois musiciens sont tous partie d’un tout dont chacun n’a en sa possession que l’une des 3 clés. La partie électroacoustique projette les possibles et leurs cheminements laissés à l’abandon. Un abandon fléchissant, déchirant le concret du présent.

DURÉE 5' ANNÉE 2014

Inflexions

voix de femme et percussion, mixte

Passages

petit ensemble, mixte

Passages joue sur une relativité permanente, celle menée par l’instinct et poussée par un abandon légèrement retenu.
Rien n’aboutit car tout était déjà en présence et ne demande qu’à être pris au jeu. Balancement entre individualité et observation, multiplicité et anticipation. Ces passages peuvent en figurer davantage ou être simplifiés. Seuls indices de leur présence, les entrées qu’on se prend au jeu d’apercevoir au sein de cette réalité déjà présente et qui ne manquera de persister. Ils finiront par être évanescents uniquement par la diminution de l’intérêt qu’on leur porte à titre individuel. « Je ne l’aurais pas fait si je ne détestais pas tellement les bals. »

DURÉE 6' ANNÉE 2014

Passages

petit ensemble, mixte

Seul le (6) que...

support audio

(1) brusque, (2) réinitialisa sa (3). (2) avait oublié. La première (4) depuis si longtemps.
C'était (5) qui le lui avait alors conseillée. Compter le (6) qu'elle utilisait plutôt que de se baser, de s'acharner à s'attacher à un (6) qui filait sans son (7). Seul le (6) que (2) comptait importait. Seul le (6) que (2) maîtrisait comptait.

DURÉE 8'01 ANNÉE 2014

Seul le (6) que...

support audio

j

voix de femme

j suggère ce qui aurait pu être ou ce que l’on aurait pu être, à quelques décision ou détail de
compréhension près... puis leur oubli. Cette miniature est le lieu d’une performance où l’expression surjoue le minimal du texte.

DURÉE 3'40 ANNÉE 2013

j

voix de femme

(S)

support audio

Antithèse du silence, (S) est une parenthèse faisant miroiter un enfer ordinaire. Orphée y supplie le dieu des Enfers qu’on lui rende Eurydice.

DURÉE 3' ANNÉE 2013

(S)

support audio

Dress, impress

piano, violon, violoncelle et support audio

Dress, impress nous dresse, présente, brosse, pose le portrait d'un organisme et nous livre des impressions : Abandon des racines érigeant ainsi le “tronc” comme nouvelle origine et point de référence absolu ; évolution et mutations, énergie retracées a posteriori.

DURÉE 7' ANNÉE 2013

Dress, impress

piano, violon, violoncelle et support audio

s… i.t.p.

trio de flûtes, support audio

s… i.t.p. a pour objet l’observation du changement d’état d’un élément précis choisi arbitrairement dans une masse qui suit un processus extérieur dont il n’est pas maître. Sans l’isolement de cet élément, il est difficile d’être témoin des petites mutations qui amèneront la métamorphose globale.

DURÉE 100" ANNÉE 2013

s… i.t.p.

trio de flûtes, support audio

La remise en forme de l'arbitraire du signe

flûte, support audio

La remise en forme de l'arbitraire du signe est la version mixte, remise en forme, de La remise en cause de l'arbitraire du signe pour flûte seule.
Elles traitent du rapport entre le signe linguistique et le sens : de quelle manière la graphie d’un mot est-elle reliée au sens qu’on lui donne dans nos langues occidentales ?
Le rapport signe/sens est-il indépendant, arbitraire ? Est-il évocateur du son ou du sens ?
Ou sommes nous tout simplement trop imprégnés de notre culture pour avoir un jugement neutre sur la question ?

Cette pièce repose dans sa construction sur la formalisation du langage :
• Le système mélodique reproduit le schéma statistique de chances qu'une lettre X soit enchaînée d'une lettre Y dans un texte donné. Après avoir évalué quelques bouts de texte j'ai constitué un réseau nodal mélodique indépendant afin d'en maîtriser tous les paramètres et ne pas être esclave d'un système fermé arbitraire.
• Le phrasé de la pièce est hérité de la construction de notre langage : dans une phrase le rapport d’un mot à l’autre n’est pas toujours le plus fort dans la succession linéaire de la phrase, mais prend couramment sens en «sautant» des mots dans cette succession. Par exemple dans une phrase «A-B-C-D-E-F», C-D aura peut-être un rapport de juxtaposition alors que le lien créé entre A et C créera réellement le sens et l’unité de la phrase.

Contrairement à La remise en cause de l'arbitraire du signe où la forme était architecturée comme un échange sur cette question, La remise en forme de l'arbitraire du signe se concentre sur le goût, l'intuition qui nous pousse à nous conforter dans une idée, un choix, ou une erreur.

DURÉE 7'
ANNÉE 2013

La remise en forme de l'arbitraire du signe

flûte, support audio

Plus...

2012

Then, anew

 support audio

(Alors, à nouveau)

Then, anew décrit, tout en symbolisme, le vide puis le renouveau.
Cette pièce est née de mon amour des objets isolés et déconnectés d'apparence: ils permettent à chacun de se recréer une réalité à partir de rien.
L'aspect narratif n'est préservé que dans quelques fragments, telles des capsules sous vide rapportant des traces culturelles choisies d'une civilisation.
Progressivement ces objets prennent sens chez l'auditeur, l'ancrant à son tour dans l'histoire à fur et à mesure qu'il en prend connaissance. Une réflexion sur les détails insignifiants qui font notre paraître et qui nous sommes.

DURÉE 6'37 ANNÉE 2012


Acetariae, Sons de la forêt

 support audio

Les salades sont ici, à nouveau, source de confusion. Elles donnent aussi à la pièce leur forme, en tant que représentantes des mélanges ordonnés destinés à des enchaînements rapides. Dans cette forme (paradoxalement) organique il n'y a pas d'autre hiérarchie que le contact des feuilles les unes aux autres, comme le contact des billes du polystyrène entre elles.
Tous les échantillons culturels sont liés à une destruction pouvant aussi être associée à une forme de purification.

Nous sommes en présence d'une forêt absente ou plutôt en absence d'une forêt présente, dont même les traces ont été anéanties sous le poids d'un héritage.

"Acetariae, Sons de la forêt" est à prendre à contrepied : Acetariae ne comporte aucun son d'origine naturelle. Tout ce qui sonne ici a donc été produit par l'homme et est toxique.
Il n'y a donc aucun son de la forêt, de salade, végétaux ou d'être vivant… nous évoluons donc dans un espace post-apocalytpique, si tant est que nous puissions en être témoin.

"Plus énigmatique et toute en finesse, Acetariae, sons de la forêt de Cara Arndt laisse apparaître une constellation sonore dans un univers de silence cerné par une fréquence subliminale." (Res Musica, 29 août 2013)

DURÉE 12' ANNÉE 2012


g*

 cor, 2 violons, électronique live

g* nous décrit l'inextricable, des situations mêlant {gabarit, glauque, gênant, grognant, gamme, gadoue, genre, gaffe, gant, garde, gagne, gaité, garantie, galère, garage, glamour, global, gloire, gobé, gommé, gonflé, gêne, génie}, où nous sommes prisonniers de {gabarit, glauque, gênant, grognant, …}, sans lesquels...

Indicible et manipulations sont au cœur de la pièce, qui se présente comme une "étude pour un décor et des interactions" : le public est le décor, la manipulation se joue devant lui, par lui, de lui.

DURÉE 10'30 ANNÉE 2012


Introduction aux  Incarnations

 flûte, clarinette, basson, cor, trombone, piano, 2 violons, violoncelle, contrebasse

Introduction aux Incarnations est l'ouverture de la pièce à venir Incarnations.

DURÉE 5' ANNÉE 2012


Fragments de traverse

support audio

Fragments de traverse a été composée pour le projet collectif "Esplanade des nuées" pour hommage à Xenakis, sous la direction de Denis Dufour.

Cet œuvre reprend des éléments formels et d'écriture de Nomos Alpha de Xekanis, et est un exercice de genre où chaque durée, densité, intensité, type d'écriture a été planifié d'avance pour créer une macrostructure cohérente et unitaire.

DURÉE 3' ANNÉE 2012


Dispositions

violon, support audio

Cette pièce pour violon a été écrite dans une optique pédagogique : l'objectif pour le violoniste est de se repérer à l'oreille sur le support audio dans un pièce courte mais comportant de fréquents changements de tempo.
La partie de violon utilise de nombreux modes de jeu et sera jouée exclusivement sur la corde ré.

Niveau : perfectionnement - supérieur

DURÉE 3' ANNÉE 2012


La remise en cause de l'arbitraire du signe

flûte

La remise en cause de l’arbitraire du signe traite du rapport entre le signe linguistique et le sens : de quelle manière la graphie d’un mot est-elle reliée au sens qu’on lui donne dans nos langues occidentales ?
Le rapport signe/sens est-il indépendant, arbitraire ? Est-il évocateur du son ou du sens ? (Pour prononcer un «O», nous formons bien la lettre sur notre bouche.)
Ou sommes nous tout simplement trop imprégnés de notre culture pour avoir un jugement neutre sur la question ?

Le phrasé de la pièce est hérité de la construction de notre langage : dans une phrase le rapport d’un mot à l’autre n’est pas toujours le plus fort dans la succession linéaire de la phrase, mais prend couramment sens en «sautant» des mots dans cette succession. Par exemple dans une phrase «A-B-C-D-E-F», C-D aura peut-être un rapport de juxtaposition alors que le lien créé entre A et C créera réellement le sens et l’unité de la phrase.

Plutôt virtuose, La remise en cause de l’arbitraire du signe  utilise des assemblages de sons sifflés et soufflés pour créer des morphologies dans un calme objectif.
L’utilisation d’un système mélodique très strict confronté à la réalité sonore nous guide dialectiquement dans cette réflexion…

DURÉE 6'-7' ANNÉE 2012


2011

Perspectives en cours

support audio

Perspectives en cours nous propose un espace dans lequel nous nous emparerons d'éléments afin de nous en former notre propre représentation. Éléments pour certains fruits du hasard, certains extraits de la manipulation d'une cohérence indépendante, ou d'autres des simulacres...

À propos, le langage n'est-il pas une représentation d'un système de corrélations/liaisons figé à un instant donné ? 1 La grammaire ne serait-elle pas elle-même une représentation symptomatique de notre fonctionnement cérébral ? 2 Cela reviendrait à présenter la forme dialectique comme un indice d'une activité plutôt qu'un ensemble régi par des lois.

Notre activité. Retournée dans sa propre perspective. Une mise en abîme désormais sans risques grâce à nos propres repères jalonnés en amont.

DURÉE 8'01" ANNÉE 2011

  1. cf Augustin d'Hippone (Ve). 

  2. cf les philosophes de Port-Royal (fin XVIIe). 


…skimming places.

clarinette, piano, violon, violoncelle

« to skim » signifie écumer, s’emparer dans un espace d’éléments pour leur valeur, mais c’est aussi une technique de lecture rapide consistant à ne s’attacher qu’à quelques mots afin de reconstruire le sens du texte parcouru (très) rapidement.
Ces quelques mots formeront un ensemble hétéroclite de mots clés et de fragments d’importances diverses mais qui ont en commun leur origine et leur dépendance inévitable des uns aux autres.

Comme vous le feriez en lisant en diagonale un livre, …skimming places. propose d’écumer à yeux mi-ouverts des lieux (expositions, villes…) en gardant que quelques émotions et fragments d’évènements en mémoire. L’inconscient fait ses choix et reconstruit une image, se fraie un chemin pour une lecture unique des souvenirs.

DURÉE 7' ANNÉE 2011


Le Maufé

support audio

Variation sur un thème de Denis Dufour pour son projet des « variations diaboliques ».

DURÉE 1'06" ANNÉE 2011


Temps relatifs (in 444.444)

violon, support audio

Pour la troisième itération de 444.444, Temps relatifs nous offre un nouvel angle de vue sur l'Objet qui se dévoile par facettes au fur et à mesure de cette série de pièces.
Cette fois-ci l'échelle microscopique est privilégiée dans une forme composée en corollaires successifs.
Comme sous l'effet d'une loupe, le moindre changement de durée, de nuance et d'attaque transfigure complètement le son et renforce au centuple les variation infimes du timbre d'ordinaire perçues. Un rayon de soleil menace l'Objet.
Tant relatifs soient ces changements, l'évolution se marque de constantes.

L'évolution n'est pas, cette fois-ci encore, au niveau de l'Objet mais au niveau des sons contenants : la pièce n'est pas une description ou une représentation de celui-ci mais une sorte de moule sur lequel il a laissé son empreinte. Le nouveau formant proposé ici par le violon devient le froment d'un état ultérieur, à venir.
Plus techniquement, le dessein nous ramène à un questionnement sur le rapport forme/format.

DURÉE 7'25" ANNÉE 2011


Un impossible parallèle (in 444.444)

support audio

Dans Un impossible parallèle j’explore les liens qui se forment entre des personnes ainsi que les objets ou machines qui les entourent. Que ces liens soient conscients ou intuitifs, tous sont définis par leurs causes.
Je me suis basé sur la théorie des quatre causes d’Aristote qui définit la causalité non pas comme une fatalité préalable mais comme une vision dont nous sommes acteurs. Plutôt que de cataloguer ces 4 causes, voici une évolution du lien entre elles. Leur non-parallélisme étant elle-même le synonyme de leur différenciation.
Le parallèle objectif se définit, dans sa fragilité.

J’ai utilisé dans cette pièce de nombreuses phrases en anglais, français et allemand que j’ai écrites ou me suis appropriées au fil de lectures. Toutes sont liées à des contextes favorisant la création où les déjà-vus définissent les règles.
Le sens d’un mot est déterminé par l’écart qui le différencie des autres…

Un impossible parallèle est la seconde pièce de ma série 444.444 traitant du possible et de son interprétation par les différentes symboliques et applications du nombre 4. Chaque pièce de la série dure 444,444 secondes (7’24″444).

Un grand merci aux 15 personnes ayant prêté leur voix !

DURÉE 7'25" ANNÉE 2011


Éléments base 5 (in 444.444)

flûte, saxophone, électronique live avec capteurs

Éléments base 5 nous vient de là où les carrés sont des pentagones, là où les chaises ont 5 pieds et les étoiles 4 branches.
Prenons ce que certains considèrent comme étant acquis et calquons le, gauchissons le pour le mouler dans un modèle où 5+1=11 et 41-2=34, où 444,444 est élément-symbole de la nouvelle logique structurelle établie.
Dans notre culture occidentale et globalisée, certains considèrent les "4 éléments" comme un tout acquis, percutons les pour leur montrer les perspectives d'un 5ème élément.
Aristote proposa l'éther comme tenant-titre, certaines cultures orientales définissent ce 5ème élément constitutif comme étant l'espace1.

Au-delà des questions idéologiques, Éléments base 5 nous pose pragmatiquement la problématique de l'introduction et de l'intégration d'un élément ét-range-r dans ce qui constituait notre équilibre de vie.
Une collision des constitutions entamée par le saxophone crée une fenêtre vers ce nouveau constituant possible.
Paradoxalement, ce seront trois clés qui l'entrebâilleront et feront miroiter l'inconnu.

Éléments base 5 est la première d'une série de pièces de 444,444 secondes chacune (7'24"444) traitant du possible et de son interprétation par les différentes symboliques du nombre 4.
Rappelons qu'en numérologie, le 4 représente la réalisation...

DURÉE 7'25" ANNÉE 2011

  1. Voir le Mahābhūta ou les cinq dhātu (bouddhisme), le Tatva (hindouisme) et la culture traditionnelle japonaise qui propose aussi l' "au-delà" comme une des interprétations. 


2010

Tension d'éVide (in Es)

violoncelle, électronique live avec capteurs

Tension d'éVide est le dernier volet de Es où je traite la métaphore des rôles que prend pour moi le vide, notamment en architecture.
Après des états et sensations réels ou psychologiques, la question du contrôle revient au centre.
C'est une re-synthèse par l'évidement du souvenir où le contrôle des détails change tout, aussi bien l'angle que sa perception.
L'évidement des restes attendus alterne entre négatif, fragments, bribes et souvenirs.
Et l'indéfini redevient primitif, tout en conservant le souvenir de l'acquis des sensations.

Contrôle certes, mais contrôlé.
La pièce repose sur une forme semi-ouverte où chaque passage, chaque inflexion est une décision qui fait sens. Cette volonté irrésistible au premier contact se refroidit et, s'érodant, devient de plus en plus difficile à maîtriser.
Cette forme ouverte est gérée par une analyse de l'interprétation et des volontés via un système de capteurs, ce qui fait de chaque exécution une recréation.

Vivez donc la passation de contrôle à l'indéfini où l'abs-tr-action d'une logique supérieure trahit le sens de la direction des sens.
Dans une logique implacable et irraisonnable, le vide le happe.

DURÉE 14'45" (max) ANNÉE 2010


Abs… fie

flûte, vibraphone, violon et violoncelle

Abs...fie est une représentation du possible. Dans cette forme courte, je représente et définis l'abstraction comme moyen de simplification, moyen de compréhension logique pour mieux palper et faire notre ce qui compose notre entourage et notre environnement. Une perception du temps non-linéaire et un développement par incrustations nous portent dans ce transport où la structure devient architecture de la forme.

DURÉE 4'05" ANNÉE 2010


Tension du Vide (in Es)

support audio

Tension du Vide est le troisième volet de Es où je traite par différentes approches la dramaturgie créée par le(s) vide(s). Je me suis appuyé sur la métaphore des rôles que prend pour moi le vide notamment en architecture, qu'il soit inclus ou extérieur.

Dans cette pièce acousmatique, nous nous confrontons à un déroulement apparenté narratif, relatant le vécu dans Tension sur Vide et Tension sous Vide (pour violoncelle et support audio). Narrativité indirecte des sensations, sentiments et volontés. Entre matériau repérable par entité et globalité des textures, nous sommes placés dans un parcours polarisé où la rupture des repères établis crée et devient structure.

DURÉE 6' ANNÉE 2010


Tension sous Vide (in Es)

violoncelle, support audio

Tension sous Vide est le deuxième volet de Es où je traite par différentes approches la dramaturgie créée par le vide.
Je me suis appuyé sur la métaphore des rôles que prennent pour moi le vide notamment en architecture, qu’il soit inclus ou extérieur. Tout comme Tension sur Vide, Tension sous Vide est pour violoncelle et support audio et propose une assimilation à la première personne, avec une ligne directrice sémantique distincte qui est transfigurée par un regard et une approche différents.

Submergement par l’extérieur. « sous vide » est ici aussi pris au sens de l’absence d’air. Le violoncelliste vit cette tension et s’économise en étant quasiment en apnée pour mieux contrôler la situation de plus en plus « grave », l’inévitable relâchement est d’autant plus fort, désarticulé et incontrôlé. Des séquences de tensions diverses par leur sens et leur état se succèdent de façon cyclique. L’expérience se joue sur un matériau simple (système de corpus de hauteurs jouant sur le rétrécissement des possibilités melodiques en manipulant l’importance intervallique des hauteurs) dont les ficelles sont tirées par trois paramètres de premier degrés : vitesse, marge de justesse et inclinaison de l’archet.

DURÉE 5' ANNÉE 2010


Labyrinthe

Installation sonore interactive

Installation sonore interactive créée en collaboration avec Joan Bagés et Léa Postil en mars 2010 à l'École des Beaux Arts d'Annecy :
Sons : Cyrille Arndt, Joan Bagés, Léa Postil
Composition :  Cyrille Arndt, Joan Bagés
Plastique : Léa Postil

Après un choix binaire, il nous est proposé de découvrir, aidé par une lampe, un labyrinthe sonore dans un espace sombre aux formes et matériaux stricts mais improbables. Tous les sens sont en éveil, chacun de nos gestes et mouvements dicte l'environnement. En rapport avec l'expérience physique et sonore de l'inconnu, nous nous découvrons également nous-même : choix, prise de repères, recherche, angoisse, action/prise d'initiative, intime...

L'installation est adaptable dans de nouveaux espaces.

DURÉE 5' ANNÉE 2010


Tension sur Vide (in Es)

violoncelle, support audio

Tension sur Vide est le premier volet de Es où je traite par différentes approches la dramaturgie créée par le vide.
Je me suis appuyé sur la métaphore des rôles que prennent pour moi le vide notamment en architecture, qu’il soit inclus ou extérieur. Tout comme Tension sous Vide, Tension sur Vide est pour violoncelle et support audio et propose une assimilation à la première personne, avec une ligne directrice sémantique distincte qui est transfigurée par un regard et une approche différents.

Dans Tension sur Vide la première personne a une position presque dominatrice tout en étant marquée par les caractéristiques d’une tension interne : apparente confiance, indécision, perte et raccrochement aux repères. Un jeu d’apparentée motivique joue sur l’attente, la mémoire et l’identification globale du matériau. Le parcours provoque une rupture de repères, fourvoyant l’écoute première au profit d’un chamboulement melodico-harmonique mettant sons effleurés et pizzicati en valeur.

DURÉE 4'16" ANNÉE 2010


Non pas, mais

basson et support audio

Non pas, mais1 pour basson et support est mon hommage personnel à Pierre Schaeffer à l’occasion du centenaire de sa naissance. Partant de son parcours pré-1951, j’ai choisi de travailler sur ses relations avec la musique et la science, ou plutôt la relation qu’il a avec leur rapport en me concentrant sur le choc synergique provoqué par sa découverte de la musique concrète (musique), démarche qui au final lui permettra d’instituer la “recherche musicale” (science), et inversement puisque pour lui l’une ne put exister sans l’autre. Ainsi, pour cette œuvre, j’ai conçu des paramètres de développement propres à chacune ou communs aux deux : abstraction, anecdote, arbitraire, défaut, “formule”, horizontalité.

Le basson et le support œuvrent dans une même direction, chacun à sa manière et selon ses moyens, de façon indépendante mais liée. Aussi la relation instrument-support est héritée de Static escapes2 où l’un comme l’autre, ni en opposition, ni en symbiose, évoluent dans un rapport assez semblable à celui qu’entretiennent deux instruments non solistes d’un orchestre.

DURÉE 6' ANNÉE 2010

  1. « Non pas, mais » sont trois mots extraits de l’émission ‘Musique et modernité’ (14 février 1952) qui synthétisent pour moi à la fois sa relation avec la musique concrète dont il est l’inventeur mais aussi sa démarche. 

  2. Pièce pour alto et support audio composée en 2009. 


2009, 2008, 2007

Spir

flûte, clarinette, piano, percussion, alto, violoncelle

Spir est ma deuxième miniature destiné à ce petit ensemble.
Elle fera l’objet d’une version étendue dont celle-ci est la préfigurationfugitive. Dans une forme structurelle de spirale striée, j’ai étudié les possibilités d’une structure basée sur la mémoire et l’attente. Cette spirale assimilable – vaguement – à une forme rondeau propose un parcours non linéaire composé de retours en arrière simples et de flashbacks où plusieurs idées se rassemblent pour n’en donner qu’une seule. Ces instants de flashback devenant de plus en plus complexes et riches, un étoffement de la texture se crée pour enfin arriver à un tissu final.

DURÉE 2' ANNÉE 2009


Static Escapes

alto et support audio

Static Escapes joue sur des métaphores de la fuite selon une vision proposée par JMG Le Clézio dans son Livre des fuites. Chaque décision peut être considérée comme en étant une. Chaque instant, chaque geste ou regard est une fuite.  Mais cette vision offre finalement une mise en abîme, une autre fuite ?
Après la prise de conscience de cet angle de vue, tout devient une fuite.
À travers quatre parties, quatre « toporamas », je propose différents « points de vue » où les fuites sont présentes aussi bien au niveau des matériaux que formellement et dans les éventuels niveaux intermédiaires.
J'ai voulu dans cette pièce parler de notre relation aux émotions et sentiments par une vision globalisante.

  • Le Toporama I est un prologue.
    Dérouté et déroutant, l'alto est seul, sans orientation prévisible. Fuites d'une exposition.
    Dans l'esprit des préludes anciens, le Toporama I lui permettra de tâter le terrain tout en restant dans une relative neutralité.
    Il prépare plus qu'il annonce la suite, en est le représentant temporaire.
  • Le Toporama II, marqué par l'arrivée du support, est le concentré de virtuosité de l'altiste. Cette fuite par le vertige est composée de deux monologues (un soliste à l'alto et un secondaire fixé sur support) qui s'influencent l'un l'autre en des point-repères.
  • Toporama III : La partie de sons fixés change de forme, s'étirant pour ne présenter plus que de simples porteuses auxquelles se joint l'alto dans une fuite – plutôt vaine – vers le haut, évoluant dans trois échelles de hauteurs à points de rencontre, retombant plus grave en ces lieux.
  • Le Toporama IV propose un jeu rythmique de pulsations sur des relations attirance/répulsion. L'alto, jouant des tenues à l'image du support dans le Toporama III, essaie de s'en soustraire pour rejoindre le support, mais le perturbe et revient vers lui.
    Il n'y a plus de premier rôle, tout est dans l'observation. (1'20"+2'28"+1'06"+1'45")

DURÉE 7' ANNÉE 2009


E

flûte, clarinette, piano, percussion, alto et violoncelle

E est une miniature s'ancrant dans mes projets actuels où je traite d'une abstraction de la fuite. Explorant, exploitant des relations possible entre des entités (structurelles, harmoniques) opposées, une sorte de désorientation polarisée...

DURÉE 3'30" ANNÉE 2009


SEF

support audio

Static Escapes Fragments est une courte pièce acousmatique préparatoire à Static Escapes pour alto et support où j'étudie les situations et instants de « fuite immobile » de soi-même comme les transports d'ordre psychologique, la folie, la douleur, le rêve où nous atteignons une autre vision de ce que nous vivons et de ce qui nous entoure. In- ou sur-sensibilité, impuissance...

DURÉE 4'55" ANNÉE 2009


Révolution quantique

clarinette, piano, percussions, violon et violoncelle

Sur la base d'un texte de Le Clézio, Révolution quantique est le fruit de mon interprétation personnelle d'un phénomène sociologique par l'analyse de mon ressenti du texte. Cette pièce n'est donc pas une application de la physique quantique mais le phénomène décrit possède tout de même beaucoup de similitudes avant tout par son caractère oscillation/(r)évolution brutale d'une entité. Mais le propos est ici avant tout d'ordre socio-culturel. Cette pièce joue sur le balancement de deux entités : les Numéros et les Nombres. Chacune possède un champ d'influence et un degré de sensibilité propre : les Numéros sont la symbolique, l'espéré, l'irréel, l'utopique, avec une non-sensibilité calculée, tandis que les Nombres sont le concret, le réel et sont ressentis. Elle présente d'abord un équilibre d'origine artificielle où les Numéros dominent de façon cachée : ce faux équilibre se dessine dans une réalité où ils sont volontiers acceptés comme substitut et où on ne prend pas conscience de leur importance expansive. Le balancement, tout d'abord équilibré dans la première partie, est percé par un déséquilibre sous-jacent dans les deuxième et troisième parties qui brise violemment l'état de prise de conscience des choses pour les faire évoluer d'un quanta, donnant alors plus de place aux Nombres. Ce qui établit un nouvel ordre qui décale et transfigure complètement la réalité initiale.

DURÉE 22' ANNÉE 2009

Mandalas

accordéon, violon

Mandala (मंडल) est un terme sanscrit signifiant cercle, complétion, et par extension, sphère, environnement, communauté.

Dans les religions orientales comme l'hindouisme, le bouddhisme et le taoïsme, le mandala est un support graphique de prière (et par extension de méditation). De forme circulaire, les mandalas proposent des représentations mi-figuratives, mi-abstraites de paysages et déités en des cercles concentriques. Les moines les créent avec des sables de provenances parfois très lointaines en fonction de leurs couleurs et des divinités des lieux. Chaque détail représenté possède une symbolique particulière, tout comme ces religions voient la nature : Chaque objet, chaque élément de paysage a sa divinité et les motifs qu'il forme par sa position et son intégration au paysage a une raison d'être, une symbolique. Chaque détail est un élément indissociable de l'ensemble, a son importance par rapport à la complétude de l'ensemble.

Composée d'une partie unique, cette pièce décrit la philosophie de la vision bouddhiste des paysages et de la nature, comment les bouddhistes se retrouvent devant chaque paysage dans une pensée abstraite analytique, le scrutant à la recherche de symboles. Ces cheminements sont réflexifs dans la mesure où ils rentrent dans une logique où la nature et l'environnement deviennent un retour sur soi, un questionnement sur la conscience de soi-même, lequel questionnement peut devenir empirique, entraînant donc une conscience de sa conscience.

Les possibilités dynamiques de l'accordéon associées à la virtuosité d'un violon aux modes de jeu contrastés nous présentent d'une manière théâtrale ce paysage plein de symboles qui nous renvoie à une perception de nous-même.

DURÉE 6' ANNÉE 2008

Confrontations

piano, violon, clavecin

Confrontations est une oeuvre en une seule partie, décrivant et mettant en scène les confrontations d'idées, d'arguments, d'assertions donc, lors d'un échange verbal. Discuter est bien l'art noble, ancêtre de la philosophie, né en Grèce dans l'antiquité visant à la persuasion complète des interlocuteurs !
Ici les trois instruments, pouvant être considérés comme les « voix d'une même âme » (R. Rolland), créent un débat d'échanges, lesquels peuvent être acceptés en totalité ou en partie, ou même être refusés, réfutés...

De manière générale, le violon et le clavecin auront des idées compatibles et seront souvent opposés au piano grâce à un tempérament eneatonique (9 sons) fondamentalement différent : les mêmes notes ne se retrouvent pas dans les deux systèmes... d'où peut-être de nouveaux liens qui, les deux systèmes se complétant l'un l'autre, retraceront la vision philosophique qui, par la discussion, fait progresser la pensée...

DURÉE 4' ANNÉE 2007

© Cara Arndt 2014-17